« Sa parole ne manquait pas de poids ou plutôt de cette pondération pénétrante et légère qu’on désigne parfois du beau nom d’atticisme ». David Bensoussan à propos de Saint-Evremond, dans sa préface aux « Entretiens sur toutes choses »
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538. Légèreté
mardi 8 mars 2011
537. A l’écart
dimanche 6 mars 2011Le monde entra en convulsions. On pronostiqua à tors et à travers, les prophètes médiatiques vaticinaient, les voiles se déchiraient, la vérité crue éclairait les arrière-cours, les culs-de-basse-fosse et de basses-œuvres. Certains parmi les meilleurs s’ensauvagèrent, d’autres se retirèrent, hors des villes, dans des monastères, cultivant l’amitié et un épicurisme bien tempéré. Ceux-là, sur les…
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536. Jours mimosas
vendredi 25 février 2011Le salon donnait sur la mer, on entendait le ressac incessant et au loin, étouffés, les appels des pêcheurs. Nous venions, à cette saison, pour la lumière d’hiver, une lumière d’Italie, crue, jaune, aiguë. Les jours de mimosas, Georges, les jambes pendues dans le vide, griffonnait quelques croquis, puis la main se dissipait dans d’imaginaires…
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535. Ueberbildung
dimanche 20 février 2011Une accalmie hypocrite avait succédé aux tempêtes financières, le G 20 démâté naviguait à vue, le FMI avait mis les chaloupes à la mer, les marchés flibustiers repartaient à la curée. La marée prochaine livrerait son lot d’épaves… Georges s’était mis en congé, pensées légères, conscience poreuse et détachement… Un dimanche après-midi iodé comme celui-ci, il…
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534. El fin del mondo
vendredi 18 février 2011Georges était parvenu à ce point extrême qu’on appelle « el fin del mondo ». Il avait traversé des jungles de sabals, de syagrus géants, d’arécas à bétel, de pachiras macrocarpa, de quinquinas rouges, d’odorantes draculas, d’envoûtantes lycastes, accompagné des cris des tamarins labiés et des singes hurleurs, il avait fait fuir le raton crabier, s’était garanti…
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