Les objurgations de Georges n’avaient aucun effet sur Horace, il persistait dans sa vie de maraudes nocturnes. Ni les chantages alimentaires, ni les sophismes doucereux, ni la dialectique socratique n’en vinrent à bout. Horace était un Coriace.
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578. Persuasion
dimanche 30 octobre 2011
577. Neutrinos
lundi 24 octobre 2011C’est à cet endroit précis, à marée montante, dans le parfum des eucalyptus dorés que Georges apprit que les neutrinos étaient arrivés soixante nanosecondes avant les protons, en violant les équations. Du coup, le café eût un autre goût, les mails pressants de Berthe aussi, les relevés bancaires mêmes, perdirent leur peu de consistance. La Réalité…
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576. Chemin faisant
lundi 17 octobre 2011Non, Georges ne s’était pas égaré, juste éloigné des sentiers balisés. Ariana l’avait conduit à son village où on l’avait accueilli avec chaleur, car c’était la fête. On célébrait les Anciens. Il prit part au banquet, on trinqua, on chanta les éloges des disparus de l’année, comme ce touriste imprudent tombé dans un ravin, près…
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575. À heure fixe…
mardi 11 octobre 2011Elle passait à heure fixe en toute saison, comme ce philosophe allemand et péripatéticien qui commençait sa quotidienne promenade à 16 h 45. Nous l’attendions, si la météo le permettait, toujours au même endroit. Nous, les blasés, les revenus-de-tout, les retraités, les turfistes, les garçons bouchers, les tire-au-flanc, les rêveurs, nous étions tous là pour ce miracle : son…
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574. Des amis d’autrefois
jeudi 6 octobre 2011Georges et Albert étaient des amis complémentaires comme l’on dit des couleurs, tenon et mortaise, quand l’un flanchait, l’autre maintenait, c’était du solide. Et puis Albert partit faire carrière là-bas. Il s’amouracha des yeux pervenche d’une Flamande blonde, descendante des béguines, sœurs du Libre — Esprit qui essaimèrent sous des latitudes plus tolérantes. Albert étudia…
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