Ce matin, on a mis en place les nichoirs. Le temps était très doux. De là-haut, on voyait l’infini des coteaux avec les rangées de ceps bien alignés comme les croix des cimetières militaires. Pour cela, ils avaient détruit les haies et les taillis qui crénelaient les côtes. Les arbres aussi avaient aussi été arrachés méthodiquement….
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583. En Champagne
mercredi 23 novembre 2011
582. Ce qu’on a perdu
mercredi 16 novembre 2011Georges dit : « j’ignore ce qu’on a gagné, mais je sais ce qu’on a perdu : le temps lent de la lecture, les longues lettres où l’on détaillait par le menu la vie des proches, les poèmes, appris par cœur à la Communale, l’ennui nécessaire, le goût âcre du café toujours au chaud sur la cuisinière… » Il…
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581. Les kakis du square Carnot
dimanche 13 novembre 2011Une latitude au nord, des degrés Celsius suffisants, l’odeur des coings qui cuisent, se souvenir du velouté de leur peau. Square Carnot (Lazare ?), un plaqueminier avec ses lanternes de kakis luisants, ses feuilles gisent à terre, le vent les a regroupés en tas. La bibliothèque est en pénombre, la lampe à huile pendue devant l’icône…
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580. Histoire grecque
jeudi 10 novembre 2011Georges, un prénom à guigne, tandis que le Papatruc chute, le notre revient après des années d’errance et trouve son pays en plein KO. Il fut soldat dans une guerre d’orient interminable puis marin forcé, petits boulots aux escales, débardeur, berger, tavernier, contrebandier, tout ce qui s’offrait dans les îles. Ce fut l’exil à l’étranger,…
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579. Equinoxe
dimanche 6 novembre 2011Quand revenaient les grandes marées, face à l’océan, Grand-père clamait les sonnets de son enfance. Ainsi s’envolaient « hors de leur charnier natal » les gerfauts de José Maria de Hérédia tandis que les bœufs blancs de Leconte de Lisle « bavaient sur leurs fanons épais »… Grand-père avait la mémoire lyrique et symboliste. Les vagues emportaient les alexandrins, le flux…
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