Nous retenions notre souffle quand il se lançait dans ses acrobaties verbales, c’était du grand Art : pirouettes échevelées, paradoxes rétroactifs, sophismes en triple axel… parfois, nous doutions même qu’il puisse retomber sur ses pieds ! Et puis, à la longue, nous nous habituâmes, ses propos alambiqués nous parurent bien vains, pour retenir notre attention, il tentait…
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460. Un sophiste
mercredi 4 novembre 2009459. Adagio
dimanche 1 novembre 2009Une manière de valse lente l’entraînait là-bas dans une enfance de terres lourdes et collantes, de feuilles de saules rouies, de suint de laine, de pommes pourries en tas, de voix étouffées dans la brume, d’appels anciens qu’il croyait reconnaître…
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458. Sans paroles
samedi 31 octobre 2009Il arrive que tu laisses errer la main sur le papier, les touches d’un piano, tu commences et puis des phrases naissent, une mélodie ou un dessin… appelons ça : création détachée, flottante, disponible… D’aucuns préfèrent le divan, mais il faut être deux… et parler… Alors, voilà un dessin silencieux…
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457. Les derniers tatous
jeudi 29 octobre 2009J’étais là quand ils sont revenus, les tatous, très en avance sur la saison, ça m’a troublé… Je les ai tous reconnus : celui-ci à l’allure nonchalante, c’est Marcuse, celui-là qui ondule en roulant des mécaniques, Pélléas, les grognements plaintifs, Nicomèdas, la carapace qui crisse, Horace et Léon et Protagos et les autres… Ils sont passés…
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456. Oiseau de nuit
dimanche 25 octobre 2009Avant de s’engouffrer dans la nuit d’hiver, Georges dit la Chouette bretonne, dit le Fureteur, dit Trou de serrure, dit le Ragoteur, la Maraude, l’Oreille qui traîne, enfile sa veste matelassée. Il part en quête de l’étrange, l’Ange du Bizarre l’attend dans un terrain vague où s’enrouillent des carcasses de voitures ; à l’heure du dernier…
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