La vie brève |

960. Un sophiste

vendredi 13 mars 2020


Nous retenions notre souffle quand il se lançait dans ses acrobaties verbales, c’était du grand Art : pirouettes échevelées, paradoxes rétroactifs, sophismes en triple axel… parfois, nous doutions même qu’il puisse retomber sur ses pieds!
Et puis, à la longue, nous nous habituâmes, ses propos alambiqués nous parurent bien vains, Pour retenir notre attention, il tentait des figures de rhétorique de plus en plus risquées jusqu’au jour où elles tombèrent à plat…
Il ne s’en remit pas. On le dit en Lozère, il a fait voeu de silence et dessine de vertigineux mandalas tibétains roses…

Un commentaire sur “960. Un sophiste”

  1. Oui, ce genre d’agilité, comme les autres, ne séduit qu’un temps, à moins de la recycler encore et encore… mais des mandalas roses, tout de même!

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