La vie brève |

946. Ecriture automatique

mardi 7 janvier 2020
C’est vers la soixantaine que G. se mit à l’écriture automatique.
L’exercice se déroulait dans le salon d’un pavillon fin de siècle (XIXe) de la banlieue-est, à heures fixes, tous les jours, sauf le week-end. C’était une symphonie Tingelyenne de grincements rauques, de couinements aigus et de grincements jubilatoires tandis que les poèmes sortaient à cadence industrielle.
Les visiteurs, admis en nombre limité, repartaient l’âme vivifiée par le Progrès en action.
Quand G. cessa son activité, faute de successeur, le pavillon fut vendu, la municipalité préempta et l’acheta en vue de créer un musée « d’Art Psychique » où hormis la Machine, seraient exposés un baquet magnétique de Mesmer, un divan avec kilim évoquant le médecin viennois, quelques guéridons tripodes, des photos retouchées de visiteurs de l’Astral en intimité avec Madame Blavasky et plein d’autres curiosités.
Où en est-on?

2 commentaires sur “946. Ecriture automatique”

  1. cerisier-struk dit :

    J’approuve grandement la naissance des papillons bleus dans un lac à Berlin , lequel d’ailleurs se nomme le Müggelsee.

    Quand est-ce que le grand garçon mettra sa tête à couper ?

    C’est pas vrai que le dépotoir a tort quand toutes les fleurs demandent justice à la grande pompe à finances .

    On a voulu des crucifixions plus hautes et plus chevaleresques et lui il a dit non gentiment en jouant aux courses derrière une crinoline .

    4 écrits automatiques réalisés dans la foulée de La Vie brève par une lectrice de 65 ans nostalgique des cadavres exquis de sa jeunesse étudiante …

  2. Chaboud Jack dit :

    Excellente variation sur l’écriture automatique, avec en prime un cabinet de curiosités en majesté (des mouches).
    Jack

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