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937. Le grand délestage

mardi 10 décembre 2019

Alors vint le temps du grand Délestage:
les idéologies usées jusqu’à la corde, les principes nécrosés, les pensées arthritiques, les ukases de l’enfance… Georges passait tout ça à la moulinette du doute méthodique.
Quand il ne resta plus rien, Georges alla aux champignons dans le bois Biétri, appelé aussi le bois des morts où s’étaient étripés protestants et catholiques, un hors-d’oeuvre avant la boucherie de 14/18.
Il y a des lieux comme ça, prédestinés, il est vrai mal placés sur la route des invasions romaines, franques, espagnoles et germaniques (3 fois aller-retour)
On peut parler d’autre chose, dit Georges,
par exemple d’un livre de Remy de Gourmont :
Le téléphone a-t-il tant que cela augmenté notre bonheur? *(Epilogues 1907-1910) acheté lors de l’exposition Félix Fénéon à l’Orangerie,
en sortant, le jardin des Tuileries ressemblait à un dessin de Sempé, quel bonheur!

*Cahiers rouges Grasset

2 commentaires sur “937. Le grand délestage”

  1. En tous cas, tes pensées à toi, elles ne sont guère arthritiques! Bravo, cher Daniel, de cette vivacité d’esprit qui nous enchante…

  2. Perrot Jean dit :

    Tu nous interroges sur ce qu’il faut jeter…
    On n’en finira pas.. mais il faut continuer.
    Merci pour tes conseils.
    Et amitiés.
    Jean

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