Cet étrange objet, je l’ai trouvé à Emmaüs, au milieu de corbeilles de jonc et d’osier, de salières en bois, d’ustensiles à roulettes pour masser le dos, de cuillers en courge, de sous-bocks et de ronds de serviettes pyrogravés.
L’évidence de son usage ne m’apparut pas d’abord, son inutilité me séduisit.
Je découvris par la suite que c’était la reproduction d’un foie étrusque servant de guide aux haruspices lors des présages (offert par les laboratoires fermés aux praticiens).
La coïncidence avec ce début d’année m’apparut de bon augure, en outre que l’art médical procédât du divinatoire me sembla un judicieux et nécessaire rappel.
Mots-clefs : augure, foie étrusque, haruspices
Vae medicis, magis et aliis charlatanis!