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718. Les lucioles

samedi 1 février 2014

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Certains soirs, Albertine montait à la « dunette », une sorte de véranda qui surplombait le chemin des rives. Les cattleyas et les jasmins embaumaient. Les buissons s’agitaient de présences, des chiens ou des chats qui furetaient, des couples peut-être, ou bien des rats musqués et des ragondins, ils étaient nombreux à cet endroit, le dimanche, les promeneurs leur jetaient des restes.
Voilà des mois que le Voyageur était monté sur la péniche, elle avait encore en oreille les sons du frottement de la barque contre la coque, le clapot des vagues, les appels, les voix et le bruit du moteur qui s’éloignait…
C’était le temps des lucioles, on les ramasserait demain sur le sol.

 

 

 

Un commentaire sur “718. Les lucioles”

  1. yro dit :

    Le temps perdu passe au fil de l’eau. dans le lit mouvant de la nuit.

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