La vie brève |

618. Hôtel

samedi 19 mai 2012

Jour de moiteur lourde. Georges attend l’ascenseur qui n’en finit pas de monter et descendre sans s’arrêter à son étage. Boutons qui clignotent, flèches qui s’allument, s’inversent, bruits de ventouses, d’aspirations, chocs mous puis claquements secs. Ils ont condamné les escaliers. La pluie cingle la vitre. Georges attend.
Les battants s’ouvrent. Pas de cabine, juste un trou béant et froid.
On entend, venu d’une chambre à l’étage, la sonnerie aigre d’un portable oublié.

Un commentaire sur “618. Hôtel”

  1. kotwica dit :

    In improbabile caupona, Georgius periculosum ascensorem expectat.

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