La vie brève |

437. un petit khan

jeudi 24 septembre 2009

Quand Gengis eut l’âge de raison, ses parents le confièrent aux bons soins  du maître d’équitation vénitien Paolo Ucello. Il lui enseigna toutes les figures et les airs tels que le pas espagnol, la croupade ou la tête au mur…

Dans les tripots de la Sérénissime, Gengis apprit l’art de filouter, celui de dissimuler, de trahir et de manipuler autrui.

Nouveau Gattemelata, les Services lui proposèrent de lever une armée afin de reprendre la Géorgie, la Balkarie, l’Ossétie et la Tcherkessie des mains russes.

Il empocha l’argent et fila à l’anglaise en Suisse. A Zurich, au Cabaret Voltaire il noua d’utiles relations, il fut complice de Moravagine, puis dadaîste dissident, enfin l’amant trop pressé d’une riche héritière argentine et trotskiste.

Assagi et repu, il se convertit à la philatélie, on dit qu’il est un des rares à posséder le «3 skillings banco jaune suédois» de 1855 qui, au bas-mot, doit coter plus de 2,5 millions de dollars…

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