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	<title>Le blog de Daniel Maja &#187; Textes</title>
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	<description>La vie brève</description>
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		<title>L’exactitude des songes</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 19:51:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Maja</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[
&#171;&#160;L&#8217;exactitude des songes&#160;&#187;* le titre aussi poétique qu&#8217;énigmatique du dernier livre de Denis Grozdanovitch. L&#8217;auteur du &#171;&#160;petit traité de désinvolture&#160;&#187; de &#160;&#187; l&#8217;art difficile de ne presque rien faire&#160;&#187; de &#171;&#160;nageurs et rêveurs&#160;&#187; , autant d&#8217;ars vivere à rebours de l&#8217;idéologie contemporaine (rapidité, croissance et progrès infinis&#8230;)
52 photographies pleine page, à l&#8217;italienne pour la plupart,...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2012/01/Grozda-couverture002.jpg" rel="lightbox[2917]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2918" style="border: 1px solid black;" title="Grozda-couverture002" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2012/01/Grozda-couverture002.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a><br />
&laquo;&nbsp;L&#8217;exactitude des songes&nbsp;&raquo;* le titre aussi poétique qu&#8217;énigmatique du dernier livre de Denis Grozdanovitch. L&#8217;auteur du &laquo;&nbsp;petit traité de désinvolture&nbsp;&raquo; de &nbsp;&raquo; l&#8217;art difficile de ne presque rien faire&nbsp;&raquo; de &laquo;&nbsp;nageurs et rêveurs&nbsp;&raquo; , autant d&#8217;ars vivere à rebours de l&#8217;idéologie contemporaine (rapidité, croissance et progrès infinis&#8230;)</p>
<p>52 photographies pleine page, à l&#8217;italienne pour la plupart, en majorité en noir et blanc, avec des noirs profonds et denses, des lumières intenses, des douceurs et des veloutés de gris très subtils, parfois la couleur, mais en sourdine, une manière d&#8217;héliogravure d&#8217;autrefois. Réussite d&#8217;édition, et rare.</p>
<p>L&#8217;oeil est possédé, captif, envoûté.</p>
<p>Mais ce n&#8217;est pas un recueil de photos, fussent-elles belles et envoûtantes, car si les textes sont apparemment innocents dans leur typographie tranquille, lisez les, lentement, attentivement, ou plutôt à voix basse comme pour une confidence, tout en cillant vers l&#8217;image correspondante, alors vous êtes perdu, vous avez glissé dans une réalité plus profonde, vous êtes dans la mélancolie de ce qu&#8217;on nous a volé: le silence, la douceur, les grains du temps, l&#8217;accès aux songes. vous êtes dans les &laquo;&nbsp;minuscules extases&nbsp;&raquo; d&#8217;un précédent livre de Grozda.</p>
<p>Je célébrerai la justesse et le bonheur des expressions, cette manière délicate et attentionnée de nous conduire pour &laquo;&nbsp;<em>faire naître la poésie latente qui gît au coeur</em> <em>des choses</em>&laquo;&nbsp;, de nous prendre par le mot  pour &laquo;&nbsp;<em>ralentir la progressive désillusion</em> <em>qui envahit nos âmes</em>&laquo;&nbsp;, pour partager <em>la faculté magique de ressusciter les émotions</em>&laquo;&nbsp;&#8230;.</p>
<p>Voilà un chemin boueux menant vers la mer, un jour de crachin breton avec de larges flaques de ciel, une boutique d&#8217;un photographe fermée pour toujours, une lumineuse et solaire journée sur une île grecque, un escalier menant nulle part, quelque part en Flandre, un autre se perdant dans une friche industrielle, des portraits amoureux de Judith,un chat assoupi dans une tache de soleil, une fillette de dos, sa poupée sous le bras, contemplant la forêt sombre et mystérieuse des contes, des vitres embrumées, des reflets troubles , une tache malicieuse sur un mur décrépi, des bâtiments vétustes du pont de l&#8217;Europe dans la lumière hivernale, un jardin abandonné verlainien,  les moulures chantournées d&#8217;une porte ancienne&#8230;.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2012/01/Grozda-couverture003.jpg" rel="lightbox[2917]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2919" style="border: 1px solid black;" title="Grozda-couverture003" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2012/01/Grozda-couverture003.jpg" alt="" width="600" height="353" /></a></p>
<p>L&#8217;étrange est que toutes ces images si personnelles,  témoins vécus d&#8217;instants précieux, semblent les nôtres, nous les avons vues, peut-être même enregistrées, mais il fallait un médium pour les faire surgir des limbes.</p>
<p>Chaque image est une rencontre, un souvenir, révélant un art de vivre et de penser, faisant  fi de la modernité affairée. Elles révèlent les correspondances qui nous unissent aux choses délaissées , aux arbres, aux lichens, aux nuages. Là, dans l&#8217;herbe à peine foulée, devant l&#8217;usine abandonnée, sort une couleuvre pour nous délivrer quel message? Ici, des reflets invitent à méditer sur l&#8217;inachevé. Denis Grozdanovitch capte ces signes, ces appels, ces rappels à vivre et à témoigner.</p>
<p>La préface est un lumineux manifeste pour le savoir-regarder, pour l&#8217;attention profonde, pour l&#8217;enchantement du banal, des  &laquo;&nbsp;<em>choses les plus insignifiantes et les plus dérisoires</em>&laquo;&nbsp;, pour la photographie proustienne, elle se clôt  par une citation (il y en a beaucoup dans le livre et d&#8217;admirables) de la photographe Julia Margaret Cameron :&nbsp;&raquo;<em>J&#8217;éprouvais le désir de m&#8217;emparer de toute la beauté qui venait à ma rencontre et à la longue, je suis parvenue à satisfaire ce désir&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em> </em></p>
<p>Daniel MAJA</p>
<p><a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2012/01/Grozda-couverture0012-223x300.jpg" rel="lightbox[2917]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2920" title="Grozda-couverture0012-223x300" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2012/01/Grozda-couverture0012-223x300.jpg" alt="" width="223" height="300" /></a></p>
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		<title>Restons stoïques!</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 19:47:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Maja</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
RESTONS STOÏQUES !
LES STOÏCIENS. LE BON USAGE DES PASSIONS DE SENEQUE A MICHEL FOUCAULT. LE MAGAZINE LITTERAIRE. N° 461.  Février 2007 . Illustrations : DANIEL MAJA.
 
Chaque année Le Magazine littéraire consacre le dossier central d’un de ses numéros à l’Antiquité gréco-romaine. Après Homère, les Epicuriens, Augustin et Platon c’est au tour des stoïciens de...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong> </strong></p>
<p><strong><span style="font-size: x-large;"><span style="text-decoration: underline;">RESTONS STOÏQUES !</span></span></strong></p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">LES STOÏCIENS. LE BON USAGE DES PASSIONS DE SENEQUE A MICHEL FOUCAULT. <em>LE MAGAZINE LITTERAIRE</em>. N° 461.  Février 2007 . Illustrations : DANIEL MAJA.</span></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Chaque année Le Magazine littéraire consacre le dossier central d’un de ses numéros à l’Antiquité gréco-romaine. Après Homère, les Epicuriens, Augustin et Platon c’est au tour des stoïciens de s’y coller , ou plutôt d’y être collés, aucun aréopage de sages, fussent-ils stoïciens, n’auraient la folie de se commettre à la gageure de résumer toute une philosophie en moins de quarante pages !</p>
<p>Autant annoncer les couleurs tout de suite, bleu égéen et ocre amphoréen, la meilleure contribution vous sautera aux yeux : ce sont les illustrations de Daniel Maja qui ponctuent avec une intelligence décalée les exercices imposés des plus grands spécialistes actuels du stoïcisme. Ce n’est pas parce qu’il a existé une école stoïcienne qu’il faut faire scolaire. En bon cancre du fond de la classe qui n’a rien compris à la leçon mais en a retenu l’essentiel, à savoir que le secret de la sagesse stoïcienne réside en l’exercice de sa propre volonté conçue en tant que liberté de l’individu, Daniel Maja a donné libre-cours à sa fantaisie. Qu’importe si celle-ci s’est un peu emberlificoté les pieds dans la chronologie représentative : la figure de ses sages empruntent davantage au Gréco ( mais à la réflexion l’on ne quitte pas la Grèce ! ) qu’aux vernis noirs ou rouges de la poterie antique. Pire, il traîne dans les dessins de Maja quelques relents subliminaux de Christianisme ! Ainsi dès la double page d’ouverture, le serpent de la ciguë socratique qui s’entrelace, tel un caducée mercurien, au bras tendu du Sage vous a un de ces petits airs de reptile paradisiaque qui ne trompe pas son monde.<br />
<a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien005.jpg" rel="lightbox[2732]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2736" title="stoicien005" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien005.jpg" alt="" width="600" height="423" /></a></p>
<p>Mais c’est sans doute le deuxième tableau qui remporte la palme du crypto-christianisme. Notre Sage, maigreur éthique de Don Quichotte et mine éjouie de Sancho ( qui Pansa aussi ) chevauche une squelettique Rossinante. Sa lanterne Diogénique à la main il recherche la mort qui, lui disant plutôt oui que non, lui fait signe. Qui pourrait s’inscrire en faux devant une telle icône médiévale ?<br />
<a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien003.jpg" rel="lightbox[2732]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2739" title="stoicien003" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien003.jpg" alt="" width="600" height="457" /></a></p>
<p>Sur la précédente image nous longions au moins un marais phlégélien nous voici embarqués pour l’île de la mort. Deux cyprès holbeiniques ne sont pas là pour nous rassurer. La barque est étroite, le Sage est à l’avant et essaie de tâter la froideur de l’eau. Karon s’est déguisé en cheval-jupon. La mort a toujours été une divine comédie. Nous craignons toutefois que l’eau du bain ne soit trop froide. Pas fou, le Sage ne fait que passer.<br />
<a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien002.jpg" rel="lightbox[2732]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2737" title="stoicien002" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien002.jpg" alt="" width="600" height="405" /></a></p>
<p>La police est sur les dents, lit-on parfois dans les journaux. Le Sage aussi. Sur celle d’Apophis le crocodile du fleuve des Morts. Inutile de s’affoler, du haut de son rostre alligatorien, le Sage devise sereinement avec quelques pairs de la philosophie pieds nus sur le sable sacré du jardin aux asphodèles. Il a de quoi, ce n’est pas un sot qui ne saurait rien, le saurien lui ouvre la gueule avec la délicatesse de la baleine qui recrache son Jonas, sur les jaunâtres méplats du coloriages. C’est caïman pareil !<br />
<a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien001.jpg" rel="lightbox[2732]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2740" title="stoicien001" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien001.jpg" alt="" width="600" height="427" /></a></p>
<p>Quatrième station. Le sermon sur la montagne. Pas grand monde pour écouter. Ca permet de traiter en même temps la retraite au désert dont nous avons failli être privé. Ah si ! en bas au milieu, quelqu’un qui s’accroche et qui essaie de remonter la pente du savoir. Le Sage a intérêt à faire gaffe, il s’est encordé avec un disciple peu fiable. Deviser ou dévisser, il faut choisir !<br />
<a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien006.jpg" rel="lightbox[2732]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2738" title="stoicien006" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/09/stoicien006.jpg" alt="" width="600" height="445" /></a></p>
<p>L’épée de Damoclès s’est multipliée comme des petits pains. Elles dansent une sarabande nietzschéenne autour de notre Yogi en lévitation. La puissance de la pensée contre la force, le vouloir contre le pouvoir. Nous tremblons de peur. Dans le coin gauche inférieur un poignard rêve de Gandhi. Sénèque n’a pas eu de veine.</p>
<p>Changeons d’époque. Les habitations à loyers modérés ont proliféré. En bas les bretelles d’autoroutes aériennes se tortillent comme le symbole de l’éternel retour au bureau. Le penseur est appuyé à la mort comme le promeneur sur son balcon. Guignons le beau chat noir l’air de rien qui attend son ron-ron. Le maître est parti puiser de l’eau au styx. Chapeau, quelle forme !</p>
<p>Not the least, but the last. Toute histoire court à sa fin. Le Sage est couché sur son lit. De mort. La ciguë s’est modernisée. Elle est maintenant administrée sous perfusion. On n’arrête pas le progrès. De la mort. Nature ou Destin, c’est l’éternel retour du même. Un oiseau de mauvais augure, après le chat de Charles le Corbeau d’Edgar se prépare à couper les cordons de la vie. Fini de s’amuser, le mainate menace ! Il a le sourire en coin et le sablier ne décroît plus à rien.</p>
<p>Le chemin de croix est achevé. Alea jacta est. Exit Maja et la grande illusion de la vie. En contrepoint, brisure d’esthétique, sur la page précédente l’on vous a mis La Mort de Sénèque, de Rubens. Sénèque sur son lit de mort, debout sur un fond aussi noir que l’âme de Néron, avec comme le laticlave d’un pseudo-sénateur qui apparaît sur l’arrière-plan comme un gros madrier qui ne serait pas tombé là par hasard. Si vous n’aperevez que rarement la paille qui encombre votre œil vous ne saurez manquer la poutre dans le dos de Jésus-Christ !</p>
<p>Donc Maja. Pour le reste suivez les conseils pratiques qui vous sont donnés dès l’ouverture du dossier : <em>Cinq Grandes Œuvres Stoïciennes</em> par Thomas Bénatouïl. Vous ne pouvez pas vous tromper. Il y a même les photos des couvertures des livres recommandés.</p>
<p>Mais les articles ? demanderont les premiers de la classe, qui veulent toujours tout savoir au contraire du petit Daniel Maja caché derrière son radiateur qui griffonne sur les feuilles blanches de ses cahiers. Toute la différence entre l’Artiste et les enfants Sages. Toute la grandeur incommensurable qui isole l’Etoile des insectes qui rampent sur la croûte terrestre. Tout ce qui sépare un Néron d’un Sénèque.</p>
<p>Les articles sont honnêtes, documentés, sérieux, et tout ce que vous voulez. Si vous voulez briller aux dîners en ville, répétez après André Murcie, que sur la toute dernière page, il eût été plus marrant pour Charles Dantzig, question couleur temporelle, de présenter son article Jésus es-tu là ? sous la plutarquienne forme d’un parallèle entre Jésus et Sénèque. Et que croyez-vous qui arriva ? Ce qui n’est pas commun, dans une publication destinée au grand public cultivé, c’es Sénèque qui l’emporte.</p>
<p>Décidément un jour et un dossier à marquer d’une croix blanche !</p>
<p>Mais pas trop d’illusion. Maja Daniel is the best. Non seulement cet homme sait dessiner mais il sait lire aussi, car ses croquis sont en résonance parfaite avec les textes qu’ils tillustrent. Qualis Artifex ! Non periit !</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">André Murcie</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong><strong><br />
</strong><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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		<title>A propos d&#8217;un dessin&#8230; pourquoi pas!</title>
		<link>http://www.danielmaja.com/2011/06/a-propos-dun-dessin/</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Jun 2011 13:33:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Maja</dc:creator>
				<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[Maja, “Autobiographie” mai 4 2011
Infos : , rétrolien
 
Cette image qui a pour titre “Autobiographie” est un dessin réalisé par Daniel Maja (http://www.danielmaja.com/). Elle a été publié dans le Magazine Littéraire, un mensuel français qui, come son nom l’indique, a pour sujet la Littérature.
Sur un décor en extérieur au second plan, se détache très nettement un...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><a title="Permalien pour : Maja, “Autobiographie”" href="http://bazarts.blogvie.com/2011/05/04/maja-autobiographie/">Maja, “Autobiographie”</a> <em>mai 4 2011</em></h2>
<p style="text-align: center;"><em>Infos : , <a title="trackback url" href="http://bazarts.blogvie.com/2011/05/04/maja-autobiographie/trackback/">rétrolien<br />
</a><a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/06/maja-21.jpg" rel="lightbox[2642]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2646" style="border: 1px solid black;" title="maja-2" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/06/maja-21.jpg" alt="" width="600" height="787" /></a> </em></p>
<p style="text-align: center;">Cette image qui a pour titre “Autobiographie” est un dessin réalisé par Daniel Maja (<a rel="nofollow" href="http://www.danielmaja.com/" target="_blank">http://www.danielmaja.com/</a>). Elle a été publié dans le Magazine Littéraire, un mensuel français qui, come son nom l’indique, a pour sujet la Littérature.</p>
<p>Sur un décor en extérieur au second plan, se détache très nettement un être nu, pour le moins étrange, qui s’adonne à l’écriture sur une sorte de chevalet. Cette entité n’a qu’un seul bras qui émerge du sommet de son crâne et dont la main est recourbée en direction du centre de son corps. Eu égard au titre de l’oeuvre, on peut voir dans la représentation de cet être “extra-ordinaire” la volonté de mettre en avant la singularité de l’écrivain, individu traditionnellement considéré comme à part, voire marginal.</p>
<p>Plus précisément, cet écrivain s’apparente à un autobiographe. En effet, il vient puiser la matière de son oeuvre dans un orifice ventral (merci Yvon) qu’on peut considérer soit comme son nombril, soit comme sa bouche. Ces deux interprétations coïncident voire se superposent : le nombril représente de fait la vie (”bio”) puisque c’est par là que l’enfant est nourri et, d’autre part, on dit d’un individu qui n’a pour seul centre d’intérêt que lui-même qu’il est “nombriliste”. Quant à la bouche, elle est un moyen d’expression. Au final, qu’on opte pour une interprétation ou l’autre, le lien avec l’autobiographie est évident puisque dans ce genre d’oeuvre, l’écrivain se choisit pour sujet de son oeuvre et est donc au centre de celle-ci tout comme l’orifice de notre “entité” est en son centre.</p>
<p>Grâce à cette substance puisée en lui-même, le “monstre-écrivain” ne produit qu’un seul et même mot : “moi”, répété à six reprises. Selon toute vraisemblance, il s’agirait là d’une façon de dénoncer la dimension narcissique de l’oeuvre autobiographique. Par ailleurs, ce chiffre 6 a probablement une dimension symbolique. En effet, il correspond, dans la Bible ( = ”le livre”, en grec) au nombre de jours qu’il fallut à Dieu pour créer le monde, la vie.  Ainsi, à l’instar de Dieu, l’écrivain créerait la vie, ou plutôt sa vie, en 6 étapes. Et, dans un élan d’égocentrisme, l’écrivain pousserait-il le vice jusqu’à vouloir dépasser Dieu en plongeant une septième fois sa plume dans sa propre substance ?</p>
<p>Au final, cette oeuvre de Maja s’impose comme une sorte de critique de l’autobiographie. Il semble nous peindre son auteur comme un être narcissique, exclusivement centré sur lui-même.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>A propos de &#160;&#187; La Vie Brève&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.danielmaja.com/2011/03/a-propos-de-la-vie-breve/</link>
		<comments>http://www.danielmaja.com/2011/03/a-propos-de-la-vie-breve/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 25 Mar 2011 11:08:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Maja</dc:creator>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Textes]]></category>

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		<description><![CDATA[

&#160;&#187; Si je ris, c&#8217;est sans le faire exprès&#160;&#187;
&#171;&#160;  Il est mauvais de se noyer après manger&#160;&#187;
Erik Satie *
Commencé en février 2008, le blog quotidien &#171;&#160;Au jour le jour&#160;&#187; a paru sur internet durant une année, 365 dessins avec leur légende, puis s&#8217;est poursuivi jusqu&#8217;aujourd&#8217;hui en devenant &#160;&#187; La Vie Brève&#160;&#187;.
De cette suite de 550...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/03/a-propos-vie.jpg" rel="lightbox[2507]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2515" style="border: 1px solid black;" title="a propos vie" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/03/a-propos-vie.jpg" alt="" width="600" height="899" /></a></p>
<p style="text-align: left;">
<p style="text-align: left;"><em>&nbsp;&raquo; Si je ris, c&#8217;est sans le faire exprès&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;  Il est mauvais de se noyer après manger&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Erik Satie *</p>
<p>Commencé en février 2008, le blog quotidien &laquo;&nbsp;Au jour le jour&nbsp;&raquo; a paru sur internet durant une année, 365 dessins avec leur légende, puis s&#8217;est poursuivi jusqu&#8217;aujourd&#8217;hui en devenant &nbsp;&raquo; La Vie Brève&nbsp;&raquo;.</p>
<p>De cette suite de 550 dessins, l&#8217;exposition et le catalogue en présente une centaine ainsi que des originaux, pastels, aquarelles et crayons.</p>
<p>Dessinateur de presse et illustrateur, j&#8217;ai pris le parti inverse de ce qui fut pendant plusieurs décennies, mon métier, je me suis amusé à écrire de courts textes et des légendes sur des dessins déjà faits, au gré du moment, mais jamais publiés. Issus des carnets quotidiens, croquis hâtifs de voyage, jetées d&#8217;idées, ou rêveries vagabondes, ces dessins au crayon, à la plume, à l&#8217;aquarelle, au pastel furent retravaillés à l&#8217;ordinateur,, colorisés, recadrés, le trait rehaussé.</p>
<p>Les parutions sur le site diffèrent des originaux papier, ce sont des jeux et variations possibles à l&#8217;instar des interprétations d&#8217;une partition musicale.</p>
<p>Jeux aussi ces textes, des jours, des semaines voire plus, séparent les dessins de leurs légendes, ils ont pris leur autonomie, les contextes qui les virent naître sont oubliés. C&#8217;est un regard neuf qu&#8217;on porte sur eux qui laisse le champ libre à la fantaisie et au détournement.</p>
<p>Ces textes obéissent néanmoins à des contraintes: faire court, surprendre par la forme et le contenu,se distancier de l&#8217;image. On cultive l&#8217;érudition surannée et baroque, on use des expressions étrangères ou antiques, des citations incongrues, des théories fumeuses et absconses, on sabote joyeusement l&#8217;actualité médiatique en l&#8217;ignorant, on préfère l&#8217;allusif, on feint le détachement.</p>
<p>Bien que limitées à une centaine, ces images légendées, juxtaposées, témoignent, j&#8217;ose l&#8217;espérer, au delà de la diversité des thèmes et des compositions, d&#8217;une atmosphère, d&#8217;un climat graphique, d&#8217;une manière singulière de lier mots et images.</p>
<p>Daniel Maja</p>
<p>*Il est bon d&#8217;invoquer un Saint-Patron, celui-là est amnésique, atrabilaire et gymnopédique, il mit en musique la mort de Socrate, le Prélude hygiénique pour usage matinal, les Gnosiennes et tant d&#8217;autres choses admirables.</p>
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		<title>Un Maître-étalon</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Jan 2011 11:19:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Maja</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/01/hommage-AF-copie1.jpg" rel="lightbox[2311]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2844" style="border: 1px solid black;" title="hommage-AF---copie" src="http://www.danielmaja.com/wp-content/uploads/2011/01/hommage-AF-copie1.jpg" alt="" width="600" height="358" /></a><br />
J&#8217;étais élève à l&#8217;Ecole Estienne à Paris, c&#8217;était en 1961, je me souviens encore du choc ressenti lorsque notre prof *de Publicité ( dans le jargon technique de notre temps: communication graphique) apporta un dépliant publicitaire géant (format déplié: 15 x  450 cm) qu&#8217;avait conçu un certain A.F. pour Paris-Match. Il le déplia lentement, théâtralement, se réjouissant de notre ébahissement à chaque pli-surprise.</p>
<p>Il est des moments qui orientent toute une vie, c&#8217;en fût un pour moi, une révélation, une explosion de liberté: Un dessinateur se permettait de violer toutes les règles du bon ton académique par l&#8217;humour  en restant fidèle au sens, il respectait la commande tout en usant d&#8217;une liberté totale par ce trait époustouflant, jaillissant de vie, de violence, explosif. Dés lors, je me mis à chercher en bibliothèque tout ce que je pouvais trouver sur cet André François :Collections de Graphis ( la référence ultime) des Gebrause Graphik, couvertures du Punch et du New-Yorker, des albums Tom and Taby , les îles Baladar, Ubu-Roi, Le Meilleur des Mondes&#8230;.</p>
<p>je découvrais qu&#8217;on pouvait associer le burlesque débridé et la philosophie, exalter un texte par la force du trait, conjuguer violence et poésie&#8230;</p>
<p>Je rencontrai en chemin grâce à lui les Topor, Siné, Ronald Searle, Beuville, Gus Boffa, tous compagnons du-Trait-libéré, Steinberg surtout!</p>
<p>Ces deux-là me firent mon apprentissage, l&#8217;un de l&#8217;idée-forme, du trait aigu, tranchant, l&#8217;autre de l&#8217;exubérance, de la rondeur boursouflée, de l&#8217;Hénaurme, du grotesque, de la farce, ils m&#8217;ouvrirent la voie( la voix) des expressionnistes Georges Grosz, Otto Dix, Beckmann, Permeke mais aussi Willem Busch et Tôpfer&#8230;</p>
<p>J&#8217;avais trouvé ma planète, je ne l&#8217;ai pas quittée depuis.</p>
<p>Ma première vraie rencontre date des années 70, ses moutons bornés avaient déjà colonisés les murs de Paris, ses idiots au crâne d&#8217;obus, ses escargots ahuris proclamaient qu&#8217;ils ne lisaient pas le &nbsp;&raquo; Nouvel Observateur&nbsp;&raquo;, je rédigeais alors pour une revue des articles sur les affichistes contemporains, j&#8217;eus la chance de rencontrer en leur atelier Morvan, Villemot, Savignac&#8230; et André François.</p>
<p>Je fus accueilli à Grisy avec beaucoup de gentillesse, j&#8217;étais probablement gauche et stupide d&#8217;émotion et de dévotion, il n&#8217;en fit rien paraître. On prit une collation dans la pièce du bas avec la fresque de la fausse bibliothèque, les chaises peintes en trompe-l&#8217;oeil, l&#8217;escalier dérobé , les fausses portes&#8230; Nous avons traversé la pelouse pour aller à l&#8217;atelier au fond du jardin, c&#8217;était l&#8217;avant-printemps. Sur le chemin, A.F. ramassa une grenouille écrabouillée, toute desséchée, il me dit qu&#8217;il lui donnerai une autre vie&#8230;</p>
<p>Alors je vis les mille objets saugrenus laissés pour compte, les épaves, les rebuts, écrous, morceaux d&#8217;assiettes, cadrants d&#8217;horloges, galets, racines, cafetières, bouts de planches, prêts à grimper dans les futurs tableaux&#8230; J&#8217;étais au ciel!</p>
<p>Je vis aussi les paysages de brouillard, les maisons fantomatiques, un univers incertain d&#8217;ombres floues, d&#8217;ectoplasmes brumeux, des nuages menaçants, une terre en gésine, des respirations telluriques&#8230;</p>
<p>Je lui envoyai mon texte, il eut l&#8217;heur de lui convenir, par la suite je le rencontrai lors d&#8217;expos ou de vernissages&#8230;</p>
<p>Il fut ma boussole pendant mes années d&#8217;activité, il l&#8217;est encore, le maître qu&#8217;on invoque dans les moments d&#8217;incertitude, un maître déroutant, sans complaisance.</p>
<p>Lorsque j&#8217;enseignais l&#8217;histoire du Trait à l&#8217;école Emile Cohl à Lyon, je  réservai une séance de projection pour Steinberg et André François, après leur avoir fait découvrir sur grand écran Daumier, Granville, Les dessinateurs de l&#8217;Assiette au Beurre et du Simplicissimus, Gus Boffa&#8230; j&#8217;offrais aux élèves le couronnement, je pouvais épancher toute mon admiration et la faire partager, l&#8217;éblouissante intelligence du trait,des compositions, les audaces graphiques, l&#8217;imagination en folie, les fulgurances , l&#8217;humour corrosif&#8230;</p>
<p>Je leur transmettais le cadeau qu&#8217;on m&#8217;avait fait&#8230;</p>
<p>* un hommage en passant, à ce prof-dessinateur de presse et humoriste qui signait Rü et publiait ses dessins dans &laquo;&nbsp;Noir &amp; Blanc&nbsp;&raquo; .</p>
<p>Daniel Maja</p>
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